yves pires

Œuvres originales  : :  Bronze & résine  : :  Prix sur demande

Original Work of Art   : :  Price on demand

Yves Pires nous offre des corps réalistes, académiques, mais aussi modernes et brulants de sensualité par la précision et qualité de son travail. Son regard est actuel, passionné d’anatomie, et le résultat « vivant » affirme son talent. Désormais incontournable sculpteur sur le marché de l’art, son nom est présent dans de nombreuses collections.

Né le 4 juillet 1958 à Paris, la passion d'Yves Pirès pour la peinture et la sculpture commence sur les bancs de l'école où dessiner était une source inépuisable de voyages vers son monde intérieur.

Pluridisciplinaire, sa quête est toujours de découvrir et d’apprendre de nouvelles techniques d’expression artistique. Successivement peintre, illustrateur, décorateur et sculpteur, il travaille à la création d'affiches de film, d'illustrations de romans, d'accessoires pour des émissions de télévision, puis à la réalisation de marionnettes, d’un décor de publicité et par la suite crée pendant 15 ans les décors de nombreuses séries et spectacles.

Durant ces années, sa ferveur pour la sculpture ne l'a jamais quitté, il admire Rodin pour la vie, la force et la passion qu’il a su insuffler à ses œuvres. Depuis 2000, il se consacre à créer des corps à la recherche de cette petite touche qui, sous ses doigts, fait vivre la terre...

« Un délicieux sentiment me pousse à exprimer la sensualité, la douceur, de ces lignes infinies qui le long de son corps virevoltent, s’entrecroisent et définissent la femme tout en révélant son âme » Yves Pires.

« En un instant, on imagine alors le sculpteur ne sachant plus ce qu'il en est, malgré lui pris dans son œuvre, où il y a un peu de son âme, où il y a un peu de son souffle, un peu de son être resté enfermé là.... » Eugène Durif.

Aujourd'hui il expose dans plusieurs galeries en Europe dont la galerie Art Club à Paris et La Galerie Neel à Cannes.

 

: :

Ma passion pour les arts plastiques a commencé sur les bancs de l'école primaire de Choisy le Roi, une petite ville de la banlieue Parisienne où nous habitions avec mes parents. D'un naturel plutôt timide, dessiner était mon refuge, une source inépuisable de voyages vers mon monde intérieur. Pourtant, ce don que j'exerçais obsessionnellement, n'était pas toujours compris des maîtres.

 

En classe de 6ème, je me rappelle d'un soir où j'avais laborieusement agrandi une carte de l'Europe, deux bonnes heures m'avaient été nécessaires à cette tâche. Le lendemain l'instituteur considérant que je ne pouvais qu'avoir décalqué cette carte et malgré mes arguments refusa de croire en ma bonne foi et me mis 4 heures de colle.

 

Cet épisode ne m'a guère encouragé à m'intégrer au système scolaire, ainsi j'ai continué à dessiner durant les cours.
Puis au collège, j'avais 16 ans lorsque mon professeur de dessin m'encouragea à préparer une école d'art. J'essayai pour la première fois la peinture à l'huile et je peignis, en retournant une vieille toile peinte par mon père, une copie de la très belle jeune femme au turban de Vermeer.

 

Cette expérience décida mes parents à me laisser tenter la branche artistique même si je contrariais leurs projets.
A la rentrée suivante, j'entrais au lycée Elisa Lemonnier où je préparais un bac Art Plastique et Publicité. Malgré de bons résultats je n'y suis resté que quelques mois et en raison d'une brève crise existentielle d'ado, j'ai décidé de quitter définitivement l'école.

 

A 19 ans, je terminais mon service militaire et je me retrouvais donc tout naturellement à œuvrer à la restauration d’appartements aux cotés de mon père. Ce qui me permit de me former aux différentes techniques du bâtiment. Parallèlement j’employais mes temps libres à étudier la sculpture, la peinture, la gravure.
Quelques temps plus tard, je m’installais à Auxerre où je restais huit années pendant lesquelles, tous en continuant partiellement à travailler avec mon père, je commençais à montrer mon travail en organisant des expositions.
J’ai subi à cette époque l’influence du cinéma fantastique et je découvrais les techniques du moulage, de la mousse de latex et de l’aérographe grâce auxquelles je réalisais ensuite des sculptures des illustrations et des peintures de style fantastique.
A l’occasion de l’exposition de quelques une de mes œuvres au festival du film fantastique d’Auxerre, je rencontrai Luc Besson venu présenter son premier film "Le dernier combat". Je décidais alors d’organiser mon retour à Paris en vue de travailler dans l’audiovisuel.

J’entrais alors en contact avec la décoratrice de l’émission Collaricocoshow qui m’engageait en tant que sculpteur accessoiriste et travaillais avec Alain Duverne à la sculpture d’une marionnette et d’un décor pour une pub. Puis je rencontrais le décorateur Serge sommier qui, à la recherche d’un plasticien polyvalent, m’invitait à travailler avec lui à AB production.
Deux ans plus tard j’en dirigeais le service décoration et durant 10 ans j’ai créé les décors de toutes les émissions du groupe tout en travaillant à mûrir mon style en sculpture.

 

A présent, je consacre mon temps à créer des corps, à la recherche de cette petite touche qui, sous mes doigts, fait vivre la terre.
Lorsque l’émotion que j’ai ressentie, a pénétré ma sculpture et que j’ai réussi à vous la faire partager, mon but est atteint…